En plénière

Nous plaidons pour un accroissement des moyens face à l’antibio-résistance



« Le problème est trop sous-estimé mais l’enjeu est grave : il s’agit tout simplement d’éviter que notre médecine ne retourne à l’ère du Moyen-Âge. Sans antibiotique efficace, même une opération bénigne pourrait devenir fatale » a souligné la députée européenne Françoise Grossetête alors que le Parlement a adopté le 13 septembre un rapport préconisant plusieurs mesures pour mieux lutter contre la résistance aux antibiotiques.

« Notre plan d’action repose sur trois priorités. Il faut d’abord prendre la mesure du problème, ce qui nécessite de définir des objectifs mesurables et contraignants en matière d’antibiorésistance. Il convient ensuite de mieux former les professionnels de santé, en première ligne face aux patients. Enfin, il est nécessaire de mettre en place des mesures incitatives pour le développement de nouveaux antibiotiques. En effet, nous sommes engagés dans une vraie course contre la montre avec les bactéries résistantes et la recherche avance trop lentement à l’heure actuelle » a expliqué la députée.

Selon Françoise Grossetête, il est également indispensable de considérer le problème de façon holistique car « les résistances chez les humains prennent en partie leur source dans l’abus d’antibiotiques dans les élevages et les résidus que l’on retrouve dans l’environnement. Il est donc essentiel de limiter aussi l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire. C’est tout l’objet du Règlement Médicaments Vétérinaires, dont j’ai été rapporteur, et qui sera adopté en octobre. »