En plénière

Le tout électrique n'est pas la solution miracle pour réduire les émissions de CO2



« L’adoption de ce texte est un signal fort pour la lutte contre le réchauffement climatique et la santé de nos concitoyens. Oui, nous devons avoir des objectifs ambitieux. Je regrette cependant que l’on tombe trop facilement dans le dogmatisme. Il faut sortir du dilemme entre protection de l’environnement et compétitivité industrielle : nous pouvons avoir les deux ! » a déclaré Françoise Grossetête, députée européenne membre de la commission de l’Environnement, à la suite de l’adoption par le Parlement européen d’un texte visant à définir les objectifs de réduction des émissions de CO2 des voitures à l'horizon 2030.

« Il est ainsi très important d’accompagner les constructeurs automobiles dans ces changements car nous ne pouvons pas imposer une transition industrielle à marche forcée, au détriment de l’emploi et des consommateurs » a ajouté la députée européenne.

Elle regrette ainsi que le texte ne s’écarte pas davantage de « l’écran de fumée » du tout électrique, pour favoriser également d’autres alternatives aux moteurs à combustion, dont l’hydrogène ou les hybrides rechargeables. Selon la députée « il n’y a pas de solution miracle, seul un mélange d’alternatives peut favoriser la voie vers une mobilité plus propre ».

Elle estime que « le tout électrique n'est pas la panacée. En effet, la fabrication des batteries a une forte empreinte carbone, leur recyclage est encore mal maîtrisé et la production de l’énergie nécessaire peut aussi avoir des conséquences environnementales. De plus, les infrastructures ne sont pas prêtes. Nous aurions tort de négliger ces difficultés ».